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Comment ça marche ?

La sensitive apprend vite

La sensitive, on la connaît bien, c’est cette curieuse plante qui replie ses feuilles au moindre frôlement. Une adaptation, pense-t-on, pour se rendre moins visible de ses prédateurs.

Décidément très stressée, cette plante est aux aguets. Le seul fait de soulever brusquement son pot de culture, sans la toucher, suffit à lui faire replier son feuillage, comme l’ont observé des chercheurs de l’Université de Florence. Mais si on répète l’opération plusieurs fois de suite, la sensitive abandonne son réflexe, elle a « compris » que le fait de soulever son pot était sans danger pour elle. Mieux encore, sa mémoire s’étend à une quarantaine de jours.

Voici une petite expérience que tout un chacun peut vérifier chez soi en cultivant

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La communication verte Les symboliques végétales

Des poumons pour la ville

Imaginez un pont. Long, le pont, suffisamment long pour joindre les deux rives de la Tamise. Un nouveau pont, prévu pour 2020. Bon, direz-vous, des ponts on en a construit de tous temps, ce ne sera pas le premier.

Et que voyez-vous sur le pont, dont on pressent qu’il s’inscrit dans une mégapole du 21 ème siècle respectueuse de l’environnement ? Des hordes de vélos en libre disposition ? Un superbe tramway de nouvelle génération ? Allons, faites preuve d’audace, autant que son architecte Thomas Heatherwick ! Il ne s’agit pas moins que de planter un gigantesque parc d’une rive à l’autre. Pensez, une sorte de Central Park tout en longueur. Et justement, l’évocation de New York fait penser que ce même architecte a un autre projet fou dans la tête, la construction d’une nouvelle île dans la Grosse Pomme, érigée sur des piliers et plantée pareillement. Deux jardins suspendus qui vont reléguer nos fantasmes sur ceux de Babylone.

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A la Une ! Paroles d'experts

Embellie sur le bio

L’agriculture biologique, de pratique de doux-dingues marginaux est devenue, finalement en assez peu de temps, un ensemble de techniques pris au sérieux. Reste que pèse toujours le défi majeur pour le siècle en cours de nourrir une population mondiale toujours plus nombreuse avec des rendements observés moins importants que ceux de l’agriculture intensive. Justement, c’est sur ce front qu’arrivent de bonnes nouvelles. Jusqu’alors les rendements de l’agriculture biologique étaient de 20 à 25 % moindres, mais une étude rapportée dans Proceedings of Royal Agriculture (*) montre qu’il faut revoir cet écart à la baisse, de l’ordre de 19 %. Cette méta-étude portant sur 35 ans de publications, concernant 52 espèces végétales dans 38 pays indique même qu’en pratiquant la rotation des cultures (une technique simple que connaît tout jardinier bio) et la polyculture, l’écart chute entre 8 et 9 %. Prouvant au passage que la remise en cause des pratiques culturales sont bien au centre des préoccupations.

Le bio a donc tout son avenir devant lui, et c’est tant mieux. 

(*) Etude réalisée par le Berkeley Food Institute de l’Université de Californie

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La plante de la semaine

L’ail des ours

Non, n’y voyez pas une condimentaire pour chef cuisiner mal léché, (ils semblent pulluler ces temps-ci dans les émissions de télé réalité), l’ail des ours est une plante sauvage qui a fait une apparition rapide et fracassante dans les cuisines : pas une revue, pas un blog gourmand ni site consacré à la santé par les plantes qui l’ignore !

C’est une petite plante qui pousse naturellement dans les sous-bois humides et très ombragés, discrète et donnant de petites fleurs blanches. Peut-on parler de culture, tant cette plante pousse facilement ? Toujours est-il qu’elle a gagné les potagers.

Tout est bon dans l’ail des ours, les feuilles, les fleurs, les bulbes (qu’il vaut mieux épargner pour voir les cultures se multiplier rapidement. Pour s’en convaincre, et pour convaincre vos clients, rien de plus facile que de semer les graines proposées dans un sachet promotionnel.