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Le nom de la graine

favella

Distribuer des sachets de graines ou des produits promotionnels pour faire pousser des plantes est dans l’esprit de beaucoup de gens la même chose qu’offrir des stylos ou briquets. C’est beaucoup moins anodin que cela. On mesure peu à quel point en relativement peu de temps une partie de la population s’est coupée de la nature (J’ai toujours en mémoire une copine qui cherchait à acheter une poule mâle … soit, un coq !). En matière de jardin et de nature rien ne vaut l’expérience, le contact direct, si futiles soient ils.

C’est une chose d’avoir de vagues connaissances dans le domaine et de faire pousser des plantes de ses propres mains. Le premier semis de radis ou de salade, c’est quelque chose, la responsabilité de faire germer et de cultiver un petit arbre c’est un souvenir qui marque, la joie de faire naître et d’observer une plante curieuse, comme une carnivore ou une rose de Jéricho, reste à jamais vivace.

Ces petits riens culturaux sont tous saufs anodins ils participent à former les esprits et les individus. Cette évidence, j’ai tenu à la rappeler après avoir visionné un reportage sur une des favellas de Sao Paolo, qui en compte des dizaines comme toutes les mégalopoles du Brésil. Il y était dit que vit ici la troisième génération d’habitants qui n’a pas vu un arbre en vrai. Déroutant et inquiétant, effrayant et dangereux : quel langage commun allons-nous parler pour régler les problèmes d’environnement ?

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A la Une ! La plante de la semaine

Le bonheur est dans le potager

PoisPtitProven_02montagePas besoin de courir les prés pour chercher un trèfle à quatre feuilles porte-bonheur, alors que dans le potager vous faites pousser amoureusement quelques rangs de petits pois. Ne vous précipitez pas pour chercher des plants de pois à 4 feuilles, il s’agit d’autre chose. Récoltez les belles cosses bien pleines, faites un vœu, ouvrez et comptez les grains. S’ils sont au nombre de neuf, vous avez ridiculisé la Française des jeux : « Neuf petits pois tout neufs vous remettront à neuf ! C’est la preuve par neuf que le bonheur existe » disait-on autrefois dans les campagnes.

Si vous envisagez un mariage heureux, ignorez les sites pour célibataires exigeants, énoncez ce vœu, videz la gousse et jetez-la par-dessus l’épaule et comptez les grains : si elle renferme neuf pois, ils vous annoncent un mariage serein.

En Gironde, les habitants cueillaient des pois de jour de la Saint Jean à midi tapante, pour en extraire quatre grains. Portés sur soi, ils avaient la réputation d’attirer la chance. Quant aux pois cassés, les américains en mettaient dans leur porte-monnaie pour ne jamais manquer d’argent.