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A la Une ! Comment ça marche ? La plante de la semaine

Noix de coco : halte à l’intox !

palmier

En 2001, le Journal of Surgery publiait une synthèse des accidents impliquant des cocotiers sur les îles Salomon, entre 1994 et 1999. Son auteur, Jonathan Mulford, en dressait le détail, à savoir 16 personnes ayant reçu une noix, 3 carrément un cocotier et 85 qui ont chuté du palmier (et 1 ayant shooté dans un tronc, sans doute sous l’effet de la colère).

En tout état de cause, aucun mort.

Et pourtant une intox à la vie dure continue de créditer les cocotiers de 150 morts par an dans le monde, insistant même sur le fait que ces palmiers sont plus dangereux que les requins. Cette statistique farfelue (et malhonnête) a été inventée par une compagnie d’assurance à partir de résultats fragmentaires d’une étude médicale puis reprise par les défenseurs des requins mais aussi par ceux du tourisme pour ne pas ternir l’image de certaines destinations de rêve.

Certes une noix de coco ça pèse ses 2 à 4 kg, et ça peut faire des dégâts sur des crânes humains quand elle chute de 30 m de hauteur. C’est d’ailleurs ce que nous apprend une autre étude de 1984 dans laquelle on découvre sous la plume de Peters Barss que seulement 2 personnes sont mortes de cette façon en Papouasie Nouvelle-Guinée (source Journal of Trauma).
Ceci pour dire que les palmiers, c’est tout à fait inoffensif, et qu’on peut en semer et en planter autant qu’on veut pour faire durer le rêve.

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Summer of love

 

combi van

On l’a tous fait dans des soirées entre amis, légèrement grisé par l’ambiance, et on n’était pas le dernier, emporté par l’élan et les premières vapeurs d’alcool, à sortir son vieux permis de conduire pour comparer sa photo d’identité. Beaucoup moins courant, faire sortir des limbes des années passées les photos des collègues de bureau. Impossible de reconnaître sous cette masse de cheveux et sa tenue de semi-clodo décontracté Jean-Claude Servier, du service recouvrement, ou Nicole Grangier, de la compta fournisseurs, dans cette masse de chiffons fleuris ! Ah, elles ne pardonnent pas les années 70, pas plus que les autres, lorsque le temps a passé.

Et pourtant, comment échapper (et pourquoi d’ailleurs ?) à la nostalgie qui nous prend au tripes ? On allait refaire le monde, finalement il s’est fait tout seul, et pour un résultat imprévisible. Aucun regret, aucune amertume, pour faire renaître un clin d’œil de cette période qui s’annonçait pleine de promesses, autant faire pousser une petite cascade de capucines dans cette réplique de Combi Volkswagen à l’entrée de l’été. Et là, c’est une promesse tenue.

Fais tourner …

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A la Une ! La plante de la semaine

L’arbre aux quarante écus, c’est du vol !

Le gingko biloba n’en finit pas d’exciter notre curiosité et de nous faire fantasmer par toutes les anecdotes dont il est entouré et qui ont fini par lui forger comme une mythologie : arbre des dinosaures, arbre qui pond des œufs, arbre qui a résisté à la bombe d’Hiroshima …
Ce qui est vérifié est l’histoire de son introduction en France. Vous vous demandez peut-être d’où vient le petit gingko offert par Promoseeds, voici son histoire.
En 1780 un botaniste parisien, Mr de Pétigny, voyage à Londres pour la visite des plus fameux jardins.

Il tombe par hasard chez un pépiniériste qui prétend être le seul à posséder des ginkgos ; il lui montre un pot contenant cinq plants issus d’un semis de graines reçues du Japon. Mr de Pétigny qui a des vues précises sur les petits arbres l’invite à un copieux déjeuné (en français déformé dans le texte anglais) abondamment arrosé de bon vin. Les vapeurs alcooliques aidant, il persuade son invité de lui vendre les plants, le marché est conclu pour 25 guinées.

Mr de Pétigny ne s’attarde pas et part avec la potée sous le bras. Le lendemain matin, le pépiniériste londonien réalise son erreur, retrouve son acheteur et lui demande de lui revendre un des cinq plants pour le prix total, soit 25 guinées. Belle plus-value, mais les plants sont déjà embarqués en direction de la France.

Tous comptes faits, chaque plant sera revenu 120 francs, soit 40 couronnes ou 40 écus, l’arbre gardera son nom français d’Arbre aux 40 écus (et non 100 ou 1000). Bel investissement car presque tous les ginkgos plantés en France descendent de ces cinq plants.